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Sur le site

Lavoir-cokerie-Usines des Mines de Noeux

L’ensemble comprenant le lavoir, la cokerie et l'usine à boulets et briquettes, situé à proximité immédiate de la fosse 3, constituait un véritable écosystème industriel conçu pour valoriser le charbon dès sa sortie de terre.

L'histoire du site débute à la fin du XIXe siècle, une période de forte industrialisation. Le premier lavoir, dont le rôle est crucial pour trier le charbon brut et le séparer des terres et des schistes, est érigé en 1881. Dès l'année suivante, en 1882, la cokerie entre en service. Celle-ci permet de cuire le charbon à l'abri de l'air à très haute température pour obtenir du coke, un combustible hautement carboné indispensable à l'industrie sidérurgique et métallurgique.

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Le lavoir début 1900

Durant l'Entre-deux-guerres, le site prend une nouvelle dimension. En 1927-1928, deux nouveaux lavoirs (les numéros 3 et 4) sont mis en route. Ces installations massives centralisent alors le traitement des houilles extraites par plusieurs puits environnants (les fosses 3, 6, 8 et 7). Dans cette même dynamique de modernisation, la cokerie est dotée en 1931 d'une nouvelle batterie imposante de 55 fours, augmentant considérablement sa capacité de production.

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Les batteries de fours début 1900

Vue aérienne du site en 1949

Emplacement de la cokerie

Après la Seconde Guerre mondiale et la nationalisation des mines (création des Charbonnages de France), le site connaît une ultime vague d'investissements pour soutenir l'effort de reconstruction du pays. La cokerie est rénovée en 1954, suivie par la modernisation des lavoirs en 1955-1956.

L'usine d'agglomération (boulets et briquettes) tournait alors à plein régime pour récupérer les fines poussières de charbon, les mélanger à du brai, et les presser en combustibles destinés au chauffage domestique et aux locomotives à vapeur.

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Vue aérienne des usines 1949

Vestiges des usines en 2002, bâtiments datant des années 50

Localisation des vestiges en 2026

Pourtant, cette modernisation sera de courte durée. Face à la concurrence émergente du pétrole et du charbon d'importation, la récession charbonnière frappe la région. À peine dix ans plus tard, en 1964, le couperet tombe : la cokerie, les lavoirs et les usines annexes sont définitivement mis à l'arrêt, marquant la fin d'une époque.

À la suite de cette fermeture, le site a subi un démantèlement quasi total, effaçant le paysage industriel d'autrefois. Aujourd'hui, seules quatre bâtisses ont survécu à la destruction. Ces ultimes vestiges, provenant des anciennes usines à boulets et briquettes, demeurent les derniers témoins de l'activité trépidante de ce grand pôle de transformation charbonnière.

 

 

Jean-Louis HUOT pour l’APPHIM

Sources : Histoire des Mines du NPDC Dubois-Minot – Le Groupe d’exploitation de Béthune Minot-Vivien- Revues Equettes & Relais des HBNPC

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Editorial

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