Le puits Sainte Barbe
Le puits Sainte Barbe des Houillères de Ronchamp
Le fonçage débute en 1854 et le puits atteint 93 m de profondeur en 1856. L’épuisement des eaux se fait au moyen d’une machine à vapeur de 10 Ch et l’exploitation grâce à un manège à chevaux. En 1856, une machine à vapeur, plus puissante, est installée pour permettre la poursuite du fonçage. En 1859, un ventilateur Lemielle est en action et permet au puits Sainte Barbe de servir de retour d’air. Il faut attendre 1860 pour atteindre une première couche de charbon à 249 m de profondeur pour une ouverture de 1.66 m. Dès 1863, on se rend compte que cette couche disparaît au Sud, on fore alors une galerie vers le puits Saint Charles qui sert d’entrée d’air. Le moteur de la machine d’extraction à taquet du puits Saint Charles est installé au puits Sainte Barbe afin de permettre l’exploitation de travers-bancs se dirigeant vers les puits Sainte Pauline et Saint Joseph.

Emplacement du puits en 2024
En 1872, faute de trouver d’autres veines rentables, l’exploitation est arrêtée mais la fosse poursuit son activité de retour d’air. Le cuvelage du puits se dégrade, les eaux s’infiltrent de plus en plus dans les travaux du fond. Un serrement étanche est posé sous le niveau de nappe phréatique en 1884.
Jean-Louis HUOT pour l’APPHIM
Sources : mémoire sur les Mines de Ronchamp, MF. Mathet Gallica, Gîtes minéraux bassin de Ronchamp E. TRAUTMANN gallica, Les Houillères de Ronchamp de Jean-Jacques Parietti, Les dossiers de la Houillères de Jean-Jacques Parietti, association des amis du musée de la mine de Ronchamp Alain Banach http://www.abamm.org/lespuits.html